Le projet
Lichens GO est un programme de sciences participatives qui vise à évaluer la qualité de l’air en étudiant les différentes espèces de lichens qui poussent sur les arbres.
Lichens GO est un observatoire de PartiCitaE (Sorbonne Université) et de Vigie-Nature École (Muséum National d'Histoire Naturelle). Il est proposé en partenariat avec l'Association Française de Lichénologie, Tela Botanica (dans le cadre du projet Auprès de mon arbre), l'UCLouvain et Sciences.be.
> Pour en savoir plus, rendez-vous sur lichensgo.eu
> Consultez la plateforme de saisie des données, développée par l'association Data For Good, pour avoir accès aux résultats des observations.
L'histoire de Lichens GOLe programme est né en 2017 à travers la co-construction du protocole et de la clé de détermination des lichens faite avec des volontaires de la région lyonnaise, des membres de l'Association française de lichénologie (Marc Boulanger, Nicolas Malle, Chantal Van Haluwyn et Grégory Agnello), Vigie-Nature École (Sébastien Turpin, Simon Bénateau et Vincent Chassany) et PartiCitaE (Laure Turcati). En 2019, l'association Tela Botanica a développé une première interface de saisie des données. Puis, le protocole et la clé de détermination ont été retravaillés en 2022, à la lumière des travaux de recherche de l’UCLouvain (Yannick Agnan et Hugo Counoy) et d’après les retours d’expériences de deux volontaires Cécile Lambert et Françoise Peyrissat. En 2023, une nouvelle interface de saisie incluant la visualisation des résultats a été proposée. Un protocole simplifié est actuellement en cours de développement afin de rendre le programme plus accessible. |
Pourquoi les lichens ?
Ces organismes étonnants, issus de la symbiose d'un champignon et d'une algue d'eau douce, se nourrissent des nutriments et de l'eau présents dans l'atmosphère. Ils captent donc aussi les polluants qui s’y trouvent, ce qui en fait d’excellents bioindicateurs de la qualité de l’air. Chaque espèce de lichen réagit différemment aux polluants de l’air. Sa présence ou absence permet d’évaluer le niveau de pollution d’un milieu.
Entre 1866 et 1896, le lichénologue Wilhelm Nylander observe un fort déclin des populations de lichens au Jardin du Luxembourg à Paris, jusqu'à leur complète disparition. L'étude de ce désert lichénique causé par les pollutions de la révolution industrielle donne naissance à la biosurveillance : l'utilisation d'organismes biologiques pour évaluer l'état d'un écosystème. Les lichens ont en effet de nombreux avantages pour évaluer la qualité de l'air : ils sont très répandus dans l’environnement, ils sont toujours disponibles, ils réagissent à de nombreux polluants et ne coûtent rien !
Pour tout renseignement, contactez-nous à : contact@lichensgo.eu