Le projet

Ecorc'Air propose d'utiliser l'écorce de platane comme biocapteur afin de cartographier la pollution atmosphérique en ville.

Lancé en 2016 par une équipe de recherche qui a réalisé les premiers prélèvements, ce programme a pris le nom d'Ecorc'Air en 2019 lorsqu'il a rejoint PartiCitaE. L'ouverture du protocole à la participation citoyenne a depuis permis de recueillir plus de 5 000 échantillons d'écorce de platane, permettant la réalisation d'une large cartographie de la pollution atmosphérique en ville dans toutes la France.

Les collectes annuelles sont désormais terminées, afin de pouvoir réaliser des analyses approfondies sur les échantillons. Les travaux en cours permettront ainsi d'en savoir plus sur la pollution atmosphérique aux particules fines métalliques (effets du freinage, répartition des différentes sources de particules...) et le rôle de l'écorce de platane comme biocapteur de ces polluants.

Ecorc'Air est aujourd'hui un programme piloté par PartiCitaE (Sorbonne Université), en collaboration avec des chercheuses et chercheurs de l'Institut de minéralogie, de physique des matériaux et de cosmochimie (Sorbonne Université), de l'Institut de Physique du Globe de Paris (Université Paris Cité) et du Centre de Géosciences Mines Paris – PSL.

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Pourquoi les platanes ?

Ces arbres sont omniprésents le long des rues et axes urbains, souvent en alignement, ce qui permet une très bonne résolution de la mesure de la pollution atmosphérique dans les villes. Ils permettent aussi un échantillonnage à hauteur de la respiration humaine et ce sont des capteurs passifs bien plus économiques que les filtres !  

Par ailleurs, l'écorce des platanes se renouvelle tous les ans à la fin de l'hiver. La collecte d’échantillons permet alors d’avoir une valeur moyennée sur une année. Ce renouvellement annuel permet également une collecte facile, puisque les morceaux se détachent tout seuls, et sans préjudice pour les arbres.

Un platane en hiver

Que mesure-t-on ?

Une fois arrivés au laboratoire, les échantillons d'écorce sont préparés pour être analysés. Ils sont broyés à la main, puis placés dans des piluliers. Grâce à un appareil appelé susceptibilimètre, on mesure ensuite la susceptibilité magnétique de chaque échantillon, c'est-à-dire sa faculté à s'aimanter. Plus cette mesure est élevée, plus la quantité de particules fines métalliques est élevée également.

Ces particules polluantes de très petite taille sont principalement issues du trafic routier (gaz d'échappement, abrasion des freins et des pneus), mais aussi des activités industrielles, de la combustion domestique ou encore de l’érosion des bâtiments. En les respirant, elles pénètrent loin dans notre organisme et endommagent nos cellules, augmentant par exemple les risques de maladies cardiovasculaires ou de maladies chroniques.

En savoir plus sur le parcours des échantillons au laboratoire.

En savoir plus sur les analyses complémentaires réalisées.

Nanoparticule métallique dans un échantillon d'écorce de platane observée au microscope
Image au microscope électronique à balayage de nanoparticules métalliques dans un échantillon d'écorce de platane

Pour tout renseignement, contactez-nous à : ecorcair@particitae.fr

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